Acheter sa « bête », un caprice ou une réelle opportunité ?

De retour de vos vacances, l’idée d’acheter un avion vous a traversé l’esprit… Avoir sa machine relève pour certains de l’utopie, pour d’autres c’est un rêve…

Entre paperasse administrative, entretien et rentabilité, Sky Explorer vous expose l’intégralité des aspects positifs et négatifs de l’achat d’un avion !

 
 
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Devenir l’heureux propriétaire d’un avion est une véritable expérience très enrichissante mais de nombreux aspects peuvent vous freiner dans cette démarche. Il est important avant de se lancer de se poser les bonnes questions. Beaucoup ont fait l’achat d’un avion sur un coup de tête, voulant réaliser un rêve de gosse et se sont aperçus que la machine acquise n’était pas forcément adaptée à l’utilisation prévue.

Acheter son avion pour « s’amuser » ?

« Dimanche matin, 09h00, le soleil est resplendissant, les calanques marseillaises brillent de milles feux, chérie on prend l’avion on va faire un tour ? » Pour effectuer de simples vols locaux de loisirs (par beau temps) ne demande pas nécessairement une machine de dernière génération très performante. Un petit biplace suffit largement . Peu spacieux, peu performant, il offre cependant un coût d’achat assez faible. Avec des capacités certes limitées mais toute fois suffisantes, les appareils très légers permettent des vols touristiques abordables.

Acheter son avion pour « voyager » ?

« Chaque été, nous partons en famille avec l’avion… » Quelle aventure extraordinaire, Sky Explorer vous a, en plus, déjà expliqué comment préparer votre voyage ! Partir en famille en voyage avec son propre avion est une aventure fantastique mais cela demande l’achat d’une machine un peu plus évoluée. Un 4 Places est plus adapté. Souvent mieux motorisé et plus performant, les avions 4 places de base permettent le voyage par beau temps. Avec des performances honnêtes et une charge offerte suffisante, la majorité des avions 4 places sont d’excellents voyageurs. il n’est pas forcément nécessaire de prendre une machine ultra-moderne (et donc coûteuse). Afin de limiter les coûts, préférez un avion ayant déjà quelques heures, ce qui vous permettra de le toucher à un tarif abordable.

Acheter son avion pour « Travailler » ?

Sujet très sensible. La vie professionnelle est souvent rythmée d’impératifs, ainsi opter pour un appareil classé VFR (vol à vue) est un risque. Comment expliquer à votre rendez-vous d’affaire que vous ne pourrez être sur place pour signer THE contrat, parce que la météo est mauvaise ? En revanche, si l’on part du principe que la météo est toujours bonne, le voyage local d’affaires peut être très intéressant. Imaginez un chef d’entreprise ayant le besoin de se rendre sur 3 rendez-vous aux quatre coins de la France (ou d’ailleurs). En voiture, cela serait long et fastidieux, et passer les 3 RDV dans la même journée relève de la prouesse… En revanche, avec votre avion, il est tout a fait possible d’être à votre premier rdv en début de matinée, puis au second en début d’après-midi et enfin au dernier en début de soirée, pour un retour à la maison pour le dîner… Privilégier vie de famille et confort personnel en évitant les déplacements sur plusieurs jours…L’avion semble être une bonne solution. Malheureusement, le facteur météorologique viendra bien trop souvent perturbée vos plans. Ainsi, afin d’avoir un véritable moyen de transport fiable il va falloir opter pour un appareil classé IFR (Vols aux instruments) et la, les coûts s’envolent…

Acheter mon avion tout seul ? En copropriété ?

Un avion n’est pas une voiture. Il ne suffit pas de l’acheter pour pouvoir en profiter. De nombreuses opérations de maintenances sont nécessaires pour le maintenir en état de vol, et les réparations sont monnaie courante. Acheter son avion en solo implique d’avoir une certaine aisance financière afin de palier à d’éventuelles pannes, En effet, les tarifs de maintenance et les pièces détachées sont très souvent élevés et peuvent dans certains cas, contraindre le propriétaire à délaisser son avion, faute de moyens… En revanche, la copropriété est plus intéressante. Au travers d’une association ou d’une petite société, il est possible de devenir propriétaire d’un avion. A plusieurs, il est plus simple de palier aux exigences d’entretien de la machine. Il est cependant capital d’être en très bon terme (soit amical soit contractuel) avec les autres propriétaires, afin de définir exactement comment se déroule l’entretien et le suivi de votre avion. La solution de l’exploitation en école reste la plus intéressante. Une fois la machine acquise, vous la placez dans une école (ou une entreprise de location) afin de rentabiliser votre investissement. Toujours disponible pour vos vols, votre avion volera également pour les autres. En fixant un tarif de location avec l’exploitant ainsi qu’une politique d’entretien, vous pouvez voler à titre quasiment gratuit ! Tout les acteurs sont gagnants. le propriétaire a le plaisir d’absorber le coût de l’entretien avec la location, l’exploitant rajoute une machine à sa flotte…

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Le véritable coût d’un avion :

Le tarif d’un avion dépend de l’état général de la machine mais aussi et surtout du potentiel restant des différentes pièces qui le composent. Beaucoup de composants de la machine sont périssables selon le calendrier ou selon le volume d’heures effectués en vol. Ainsi, un avion cloué au sol est un avion qui coûte. Acheter son avion et le faire voler 50 heures par an, vous reviendra bien plus cher que de simplement le louer. indexdollarA partir de 200h annuelle, devenir propriétaire est intéressant. Comme précisé plus haut, un avion est composé de pièces périssables. Ainsi, tout est limité ! En partant du moteur, en passant par l’hélice, jusqu’aux instruments, et même la carlingue, pour votre sécurité la France impose des temps d’utilisations maximum. Une fois arrivé à échéance, il faut remplacer la pièce (par exemple échappement, alternateur, hélice…) ou passer une visite de remise à niveau (radio, carlingue…) et les tarifs sont prohibitifs. De plus, vous serez soumis à l’entretien périodique et obligatoire de votre avion. Dépendant du modèle et du constructeur, les avions suivent des programmes de maintenances imposés. Une petite visite toutes les 50 heures, une plus grosse toutes les 100 heures etc… Sans ces visites, l’avion n’est plus apte au vol, un mécanicien agrée doit absolument poser son fameux tampon (et bien entendu effectuer les opération d’entretien préconisées) l’APRS. (Approbation pour remise en service).

L’administratif :

Composée de tout un tas de documents, l’administration d’un avion est un peu plus complète que celle d’une voiture. Chaque année l’avion doit obtenir son certificat de navigabilité et passer des visites de contrôles. L’intégralité des organes de l’appareil sont répertories sur une liste (KARDEX) qui suit la vie de l’avion et impose à son propriétaire le changement de telle ou telle pièce, une fois arrivé au terme de son cycle de vie. De plus, il va falloir lui trouver une base à votre coucou. Les places sur les aérodromes sont limitées et certains (comme Aix) sont très prisés et donc complet. Il est possible parfois de trouver un poste de stationnement sur un parking en herbe, mais qui laisserait son bijou au milieu des herbes folles ? une place dans un hangar est considérée comme idéale, mais très souvent impossible (de très longues listes d’attente sont en places…) Ensuite viennent se rajouter les taxes d’atterrissages. De coût variable, elles peuvent être gratuites (sur les petits terrains), abordables (Moins de 10 Euros, sur les aérodromes de taille moyenne) voir carrément exorbitantes (plus de 100 euros sur les aéroports internationaux) et ce à chaque vol… L’assurance de l’avion dépend principalement de l’expérience et des qualifications du (ou des) pilote(s). Pouvant être du même ordre qu’une belle voiture, les tarifs peuvent décoller si vous êtes peu qualifiés, inexpérimenté et aux commandes d’une bête de course… Reste enfin le prix du carburant. La majorité des avions légers sont alimentés par de la 100 LL (sorte de Super +), avec des consommations partant de 20L/H (pour les petits bi-place) et pouvant aller jusqu’a 90L/H, le prix du litre avoisine les 2.2 euros… De nos jours, on observe quelques avions diesel. Certes le prix du carburant est inférieur, mais le moteur est plus cher (l’entretien également) et les potentiels restreints.

Alors, on l’achète ou pas ce zing ?

Sans volonté de vous influencer, juste de vous informer, Sky Explorer attire votre attention sur le fait qu’un avion peut être un gouffre financier si son choix et son utilisation ne sont pas adaptés à vos besoins. Avec des coûts d’entretien importants, des révisions périodiques, un prix du carburant qui ne cesse de croître, l’achat de votre machine peut être un très mauvais choix. Tout dépend de votre volume de vol ! Vous volez moins de 200 heures par an ? Louez l’avion !

 

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